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Le Blog de Magali Croset-Calisto

Le Blog de Magali Croset-Calisto

Ecrivaine, sexologue clinicienne et psychoaddictologue. SOS Addictions, SFSC, AIUS, Académie des Sciences sexologiques. Rédactrice au Huffington Post, L'Obs, ActivMag, Mediapart. http://www.psycho-sante74.com


Centre Pompidou: l'objet surréaliste

Publié par CALISTO, écrivaine et sexologue sur 7 Novembre 2013, 12:51pm

Catégories : #Culture

L'objet surréaliste, invitation au rêve et à l'imagination

Centre Pompidou du 30 octobre 2013 au 3 mars 2014

 

Par AFP, publié le 01/11/2013

" La pelle à neige "en prévision d'un bras cassé" de Marcel Duchamp, le soulier scatologique et le téléphone-homard de Dali, la table-loup de Victor Brauner, le métronome à un oeil de Man Ray... à travers plus de 200 oeuvres invitant à la réflexion, le Centre Pompidou propose une fascinante plongée dans le surréalisme.

Centre Pompidou: l'objet surréaliste, invitation au rêve et à l'imagination

 afp.com/Thomas Samson

 

Exposition entièrement dédiée à ce mouvement artistique des années vingt et trente à l'origine des avant-gardes du XXe siècle, "Le Surréalisme et l'objet" permet de comprendre l'influence majeure de cette approche artistique déconcertante à première vue, qui continue de nourrir la création. 

Détournant des objets du quotidien, les premiers artistes surréalistes dont André Breton, auteur du manifeste fondateur de ce mouvement, mais aussi Magritte, Dali, Duchamp, Picasso, Max Ernst et Alexander Calder, ont eu l'idée de "matérialiser le rêve et l'imagination". 

 

"C'est l'idée de déchirer le voile du réel pour provoquer l'intrusion du surnaturel par l'imagination. On peut parler de +poèmes-objets+", a souligné à l'AFP Didier Ottinger, directeur-adjoint du Musée national d'art moderne et commissaire de l'exposition. 

 

Marcel Duchamp a été l'un des premiers surréalistes à considérer des objets manufacturés comme des objets d'art, parfois en apposant juste une signature ou en y inscrivant une phrase pour inviter à la réflexion ou à la rêverie.  

Parmi ses "ready made" les plus célèbres, un simple urinoir en porcelaine signé et intitulé "Fontaine" (1917). Exposée en 2006 au centre Pompidou, l'oeuvre n'est pas présentée cette fois-ci. Armé d'un petit marteau, un visiteur l'avait ébréché dans un attentat artistique. 

 

D'autres objets surréalistes de Marcel Duchamp sont exposés: son "porte-bouteilles hérisson" déniché en 1914 dans les rayons du Bazar de l'Hôtel de Ville, et aussitôt consacré "oeuvre d'art", mais aussi la "cage à oiseau"... sans oiseau mais avec des indices: un os de seiche, un thermomètre et des morceaux de sucre.  

Toutes les interprétations, même les plus farfelues, réjouissaient Duchamp car, pour lui, elles étaient avant tout le fruit d'une imagination pure déclenchée par ses oeuvres. 

 

"dépasser le réel

De Duchamp aux sculptures de Miro dans les années 60, l'exposition retrace l'histoire de la "mise au défi" surréaliste. "Le geste dadaïste (du mouvement Dada) était nihiliste et iconoclaste. L'objet surréaliste va être la réponse pour dépasser le réel", explique Didier Ottinger, rappelant que la fine fleur des surréalistes rejoint le Parti Communiste dans les années trente dans une volonté de rupture avec l'ordre bourgeois. 

Dans une mise en scène intimiste invitant à une dérive poétique, la "Boule suspendue" (1930-1931), d'Alberto Giacometti, métaphore de l'acte sexuel, la poupée à quatre jambes de, Hans Bellmer, et la "Gouvernante", de Meret Oppenheim, sorte de gigot ficelé composé de deux chaussures de femmes, comptent parmi les objets surréalistes les plus emblématiques présentés à Beaubourg.  

 

Des oeuvres plus récentes s'inscrivant dans ce mouvement artistique international toujours vivace sont également exposées dont un tableau de l'Américaine Cindy Sherman, pionnière de la photographie postmoderne et de l'art conceptuel, dans une variation sans titre sur "l'origine du monde" présentant un bassin humain affublé des sexes masculin et féminin, et évoquant la menstruation. 

 

Sous forme d'un gigantesque cabinet de curiosités, l'incroyable foisonnement des objets surréalistes présentés a été rendu possible par une longue collecte auprès de collectionneurs privés qu'il a fallu convaincre de prêter leurs trésors. 

Pour Didier Ottinger, le surréalisme occupe une place singulière dans l'histoire des avant-gardes du XXe siècle: "Davantage qu'à un mouvement artistique voué à la promotion de formes inédites, c'est à une philosophie, à une science d'un nouveau type que s'apparente le mouvement fondé par André Breton". 

En complément du catalogue, le Centre Pompidou et les éditions Gallimard publient le premier "Dictionnaire de l'Objet surréaliste", celui qui, selon Didier Ottinger, concilie "l'appel au rêve, le soucis du réel et la psychanalyse". 

 

Par : http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/centre-pompidou-l-objet-surrealiste-invitation-au-reve-et-a-l-imagination_1296068.html
Et en lien direct, je vous rappelle la lecture de mon dernier essai (L'Harmattan, Paris, juin 2013) :

La femme surréaliste
de la métaphore à la métonymie

Calisto

La femme surréaliste

Description : 124 pages; (22 x 14 cm)        

EAN13 : 9782343006420

Résumé

Ce travail de recherche examine la part du féminin dans le surréalisme tout en interrogeant la condition d'artiste de la femme surréaliste et la mise en relief de sa complétude par l'expérience parallèle de la représentation et de la création. Une mise en perspective de la condition des femmes pendant la période de l'entre-deux-guerres et une analyse du surréalisme.

Quatrième de couverture

La femme surréaliste : de la métaphore à la métonymie Tantôt muse, tantôt artiste, la femme surréaliste possède un statut particulier pétri de tradition et de modernité. Mieux qu'une image, la femme surréaliste est d'abord un langage : langage intime, esthétique, subversif dont les membres du groupe se font tour à tour l'écho. Figure rhétorique de la parole comme de l'image, la femme surréaliste s'inscrit au centre de nombreux discours du mouvement et en incarne ses principales articulations. Par son double statut de muse et de créatrice, elle occupe une place essentielle dans la représentation artistique surréaliste en assurant la résolution de l'opposition du sujet à l'objet. Les deux mécanismes linguistiques que sont métaphore et métonymie deviennent alors responsables d'une grande particularité du langage surréaliste : exprimer autre chose que ce qu'il dit à la lettre. Au sein du mouvement, toute représentation de la femme devient alors un mode d'expression : par la parole sélective (la métaphore) ou la parole combinatoire (la métonymie), l'évocation féminine permet aux artistes des deux sexes de se dire et, d'une manière générale, de dire le monde.

  

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