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Publié par Le Blog de Magali Croset-Calisto, sexologue et auteure

Un plateau mobile, 5 000 fils en Nylon, Kaori Ito la danseuse-femme araignée est entravée dans ses mouvements mais le mirage opère ! L’environnement se modifie sous la lumière, formant une forêt, un cyclone, une pluie… Tour à tour poupée manipulée, oiseau pris au piège ou ange, la danseuse se mue en fantôme ou en hologramme.

Aurélien Bory, en magicien de la scène, dresse un portrait rêvé de Kaori Ito, d’une beauté hypnotique. Dans cette forêt aux 5 000 fils d’argent, il ranime des mythes ancestraux du pays du Soleil Levant dans le plexus de la prodigieuse danseuse japonaise. Entre théâtre optique et conte initiatique, ce solo est une pure splendeur ! Un portrait très sensible de cette artiste prodige, forgée par la danse classique à 5 ans, qui quittera le Japon pour rejoindre Decouflé, Preljocaj, Platel, Thierrée, Cassiers… avant de créer ses propres chorégraphies.

 

Metteur en scène internationalement consacré, passionné de sciences, Aurélien Bory crée un théâtre hybride très physique, centré sur un travail du corps dans l’espace et le renouvellement de la forme, dans lequel les scénographies sont déterminantes. Sas existentiel, épreuve de force, métaphore philosophique, ses décors mettent en situation des problématiques existentielles. Ses créations se nourrissent de collaborations avec des artistes du monde entier, oscillant entre les productions de groupe plus massives telles que Taoub ou Azimut et les formes miniatures et ténues telles que Questcequetudeviens ?, portrait de la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster. Plexus s’inscrit dans cette veine, trouvant dans le corps de Kaori Ito un ressort pour ouvrir un dialogue entre monde intérieur et monde extérieur. Le processus commence par la fabrication d’une marionnette à fils grandeur nature, à l’effigie de la danseuse japonaise, sorte de double qu’il lui confie pour observer ses propres mouvements. Il n’en conservera que les fils en Nylon, comme matière première d’un habillage scénique dont les textures se métamorphosent sous la lumière, créant un environnement cosmique ou organique.

 

AURÉLIEN BORY & BONLIEU

Taoub - NOV. 2006

Les sept planches de la ruse - AVR. 2008

Sans objet - JAN. 2010

Questcequetudeviens? - AVR. 2011

Géométrie de Caoutchouc - MAI 2012

Azimut - JAN. 2015

©Mario Del Curto

©Aglae Bory

 

AURÉLIEN BORY

Aurélien Bory, né en 1972, est metteur en scène. Il fonde la compagnie 111 en 2000 à Toulouse. Il y développe un « théâtre physique », singulier et hybride, à la croisée de nombreuses disciplines (théâtre, cirque, danse, arts visuels, musique...). Ses spectacles sont présentés dans le monde entier et cette reconnaissance internationale débute avec Plan B (2003) et Plus ou moins l'infini (2005), marqués par la collaboration avec le metteur en scène Phil Soltanoff. Ses plus récentes pièces sont Azimut (2013), créée au Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence, Plexus (2012) créée au Théâtre Vidy à Lausanne, Géométrie de caoutchouc (2011) créée au Grand T à Nantes, et Sans objet (2009) créée au Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées. En 2007, il créé en Chine Les sept planches de la ruse avec des artistes de l’Opéra de Dalian. Intéressé également par la danse et le croisement des écritures, il met en scène le chorégraphe Pierre Rigal dans Erection (2003) et Arrêts de jeu (2006). Il crée ensuite des portraits de femme, Questcequetudeviens? (2008) pour la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster puis Plexus (2012) pour la danseuse japonaise Kaori Ito. Pour Marseille-Provence 2013–Capitale européenne de la culture, il créé Azimut, autour de l’acrobatie marocaine, neuf ans après Taoub (2004), spectacle fondateur du Groupe acrobatique de Tanger. Son intérêt pour les sciences influence son esthétique. Les oeuvres d’Aurélien Bory sont animées par la question de l'espace et s'appuient fortement sur la scénographie. Il ne conçoit son travail théâtral que « dans le renouvellement de la forme » et « en laissant de la place à l’imaginaire du spectateur ». Aurélien Bory reçoit en 2008 le prix CulturesFrance/Créateur sans frontières pour ses créations à l'étranger. Questcequetudeviens? a été nommé dans la catégorie « Meilleur spectacle de danse » aux Olivier Awards 2014 à Londres. Aurélien Bory a été récompensé pour Plexus du prix International Applause Joan German Schroeder de la FAD Sebastià Gasch de Barcelone. Depuis 2011, Aurélien Bory est artiste associé au Grand T à Nantes, et est artiste invité du TNT – Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées depuis janvier 2014. Il est également artiste accompagné par le Théâtre de l’Archipel scène nationale de Perpignan à partir de septembre 2014.

KAORI ITO

Kaori Ito est née à Tokyo, elle étudie le ballet classique dès l’âge de 5 ans avec Maître Syuntoku Takagi. A 18 ans, elle est reconnue comme meilleure jeune danseuse et chorégraphe par le critique Ryouiti Enomoto. En 2000, elle part aux Etats-Unis pour intégrer la section danse de l’Université Purchase de l’Etat de New York, puis en 2003, elle étudie à l’Alvin Ailey Dance Theater. De 2003 à 2005, elle tient le premier rôle dans la création de Philippe Decouflé, Iris et travaille sur Les 4 saisons d’Angelin Preljocaj. En 2006, elle danse dans Au revoir Parapluie de James Thiérrée et continue sa collaboration avec lui sur Raoul et Tabac Rouge. En 2008, elle assiste Sidi Larbi Cherkaoui pour le film Le bruit des gens autour et travaille en tant que soliste dans l’opéra de Guy Cassiers.

 

LA PRESSE EN PARLE

"« Plexus », un bijou de théâtre optique d’une grande beauté, qui croise la magie, l’art de la marionnette et le cinéma.
Un trou noir, une forêt, un cyclone. Une femme, un pantin, un fantôme. Plexus, solo conçu comme un conte initiatique par le metteur en scène Aurélien Bory pour la danseuse japonaise Kaori Ito, jette un sortilège sur la scène du Théâtre des Abbesses, à Paris. Sous la pluie ou ébloui par une lumière électrique, on suit à la trace le périple d’une femme qui lutte contre les éléments pour mieux s’y dissoudre finalement."

Le Monde, Rosita Boisseau, 16 JANV 2014

 

"Dans cette toile d’araignée, Kaori Ito joue une Spiderwoman qui n’a rien d’une héroïne. Poupée mécanique manipulée, elle semble cassée aux articulations, les membres bringuebalant avant de conquérir son espace en se hissant sur des agrès invisibles. Elle flotte, tel un ange noir descendu du ciel. Oiseau pris au piège d’une cage dont il ne sortira qu’en devenant fantôme, la danseuse se sert de la toile pour jouer de la harpe sur une partition délicate, jusqu’à l’effacement."

Libération, Marie-Christine Vernay, 12 JANV 2014

"Plexus" d'Aurélien Bory pour Kaori Ito, Bonlieu scène nationale, 22-23 mars 2016
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