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Publié par Le Blog de Magali Croset-Calisto, sexologue et auteure

A voir et revoir ce premier documentaire sur les pratiques et représentations sexuelles de la jeunesse 2.00 (déconseillé aux moins de 16 ans). De la mise en scène du moi, à l'épilation intégrale normalisée, en passant par la nymphoplastie générationnelle, vous en apprendrez peut-être sur les problématiques sexuées qui se jouent dans la jeunesse d'aujourd'hui.

Une mention particulière aux nuances et discernements des jeunes intervenantEs (avant tout) choisies par Ovidie. Un documentaire incontestablement sociologique qui espérons-le, en augurera d'autres...

 

Critique Télérama :

Notre critique d'A quoi rêvent les jeunes filles ? : Elles sont les enfants d'Internet et de YouPorn. Comment les filles de la génération Y vivent-elles leur sexualité, sous l'empire du X accessible d'un clic ? C'est en militante féministe autant qu'en ex-actrice de films hard qu'Ovidie se penche sur cette question aiguë, entre hypersexualisation de la société et banalisation des codes du porno qui contaminent l'imagerie publicitaire, la mode, la musique ou la télé-réalité.

Derrière les apparences d'une sexualité libérée, d'un discours décomplexé, de nouvelles normes ne s'imposent-elles pas aux jeunes femmes (épilation intégrale, sodomie), modélisant leurs corps et leurs pratiques, et reproduisant finalement les schémas archaïques de la domination masculine ? « Avant, on encourageait les femmes à être de parfaites fées du logis, maintenant on leur explique que la fellation est le ciment du couple », déplore Ovidie, tout en donnant la parole à une poignée de filles qui gravitent entre la culture web et celle du porno, judicieusement choisies pour leur lucidité et leur recul. « On parle beaucoup plus de sexe mais pas forcément de manière plus libérée : la sexualité exacerbée apparaît comme une obligation », juge Clarence, qui signe le blog Poulet rotique. La gameuse Mar_Lard déplore, elle, le sexisme qui règne dans l'univers du jeu vidéo, où le corps féminin se réduit à des « filles à gros seins ». Et Ortie, adepte des selfies érotiques qu'elle poste sur le Web, concède que, derrière la liberté apparente, une certaine idée de la femme-objet et du corps parfait régit les mises en scène de soi 2.0. Virginie Félix

 

 

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